Livre Mange Bruxelles 22 restaurants, 83 invités et 200 recettes qui racontent les meileures tables de Bruxelles
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Restaurant
Si Versailles
Sur la digue, le Si Versailles… a fait
appel à Wim Van Gorp, chef du Market, restaurant parisien connu, pour se rafraîchir les idées. Démarche intéressante dans le chef de Trui Ponjaert, patronne de cette brasserie réputée qui a dû faire avaler son audace à une clientèle exigeante et jalouse de ses habitudes. J’y ai mangé correctement. Une sole dont j’ai oublié l’intitulé, arrosée d’un verre du chardonnay de Stéphane Tissot. J’en suis sorti frais comme une hirondelle, ce qui tombait bien car mes enfants m’attendaient sur la plage un frisbee à la main. Une adresse honnête sur la digue de Knokke d’autant que les vins suivent une même tranquille révolution. Deux Champagne – Drappier Brut nature à 70 € et Bruno Paillard au même prix – annoncent une carte se déclinant entre « Vignerons de demain », « classiques », « découvertes », « belles étiquettes » et « la cave des habitués », reliquat de l’ancienne formule. Vous y trouvez quelques classiques genre Maison Ladoucette en Pouilly fumé ( 44 € / 2006 ), un Meursault de Vincent Girardin ( 93 € / 2006 ) ou un Pauillac du Château Lynch Bages ( 74 € / 2004 ), peut-être trop jeune pour émouvoir la galerie. Même remarque pour les « belles étiquettes » : quelques belles références en Bourgogne – Alain Guyon, Trapet et Vincent Girardin, et quelques beaux Bordeaux à prix variables, parfois intéressants ( Léoville Barton 2004 à 121 € ), parfois moins ( Sociando Mallet 2005 à 130 € ). C’est là où elle fait preuve d’audace que la carte devient la plus intéressante, même si l’honnêteté m’oblige à dire que je ne connais pas tout ce qui est proposé, notamment le rouge et le blanc de la maison – un chardonnay et un malbec argentin de la Bodega Borbore ( 25 € ) – ou les vins nature et cosmologiques du Domaine Viret, notamment son « Solstice rouge ». Pour le reste, c’est franchement pas mal, tant dans les propriétés choisies que les prix : le riesling d’Heymann Löwenstein ( 49 € ), le Buil et Giné Nosis Rueda ( 29 € ), les Côtes de Beaune de Bernard Moreau ( 35 € ) ou les rosés de Philippe Bartès, à Bandol ( 29 € ), maison pleine d’avenir.
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