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Livre Mange Bruxelles

22 restaurants, 83 invités et 200 recettes qui racontent les meileures tables de Bruxelles
Restaurant

Si Versailles

795 Zeedijk,
8300 Knokke
Tél. +32 (0)50 60 28 50
www.siversailles.be
Fermé le mercredi

Sur la digue, le Si Versailles… a fait
appel à Wim Van Gorp, chef du Market, restaurant
parisien connu, pour se rafraîchir les
idées. Démarche intéressante dans le chef
de Trui Ponjaert, patronne de cette brasserie
réputée qui a dû faire avaler son audace à une
clientèle exigeante et jalouse de ses habitudes.
J’y ai mangé correctement. Une sole dont
j’ai oublié l’intitulé, arrosée d’un verre du chardonnay
de Stéphane Tissot. J’en suis sorti frais
comme une hirondelle, ce qui tombait bien
car mes enfants m’attendaient sur la plage un
frisbee à la main. Une adresse honnête sur la
digue de Knokke d’autant que les vins suivent
une même tranquille révolution. Deux Champagne
– Drappier Brut nature à 70 € et Bruno
Paillard au même prix – annoncent une carte
se déclinant entre « Vignerons de demain »,
« classiques », « découvertes », « belles étiquettes
» et « la cave des habitués », reliquat
de l’ancienne formule. Vous y trouvez quelques
classiques genre Maison Ladoucette en
Pouilly fumé ( 44 € / 2006 ), un Meursault de
Vincent Girardin ( 93 € / 2006 ) ou un Pauillac du
Château Lynch Bages ( 74 € / 2004 ), peut-être
trop jeune pour émouvoir la galerie. Même
remarque pour les « belles étiquettes » : quelques
belles références en Bourgogne – Alain
Guyon, Trapet et Vincent Girardin, et quelques
beaux Bordeaux à prix variables, parfois intéressants
( Léoville Barton 2004 à 121 € ), parfois
moins ( Sociando Mallet 2005 à 130 € ). C’est
là où elle fait preuve d’audace que la carte
devient la plus intéressante, même si l’honnêteté
m’oblige à dire que je ne connais pas
tout ce qui est proposé, notamment le rouge
et le blanc de la maison – un chardonnay et
un malbec argentin de la Bodega Borbore
( 25 € ) – ou les vins nature et cosmologiques
du Domaine Viret, notamment son « Solstice
rouge ». Pour le reste, c’est franchement pas
mal, tant dans les propriétés choisies que les
prix : le riesling d’Heymann Löwenstein ( 49 € ),
le Buil et Giné Nosis Rueda ( 29 € ), les Côtes de
Beaune de Bernard Moreau ( 35 € ) ou les rosés
de Philippe Bartès, à Bandol ( 29 € ), maison
pleine d’avenir.

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